LES ADDICTIONS

Tu désires te libérer d’une addiction, parce que tu es devenu esclave d’un comportement qui conditionne tes choix et te vole ta vie.

Tout problème avec l’addiction engendre une grande souffrance chez ceux qui la vivent mais aussi l’entourage proche. Le regard des autres, le déni, l’isolement, la perte de confiance et de l’estime de soi, sont les parties visibles d’un Iceberg qu’il est nécessaire d’exposer à la chaleur humaine afin de le faire fondre et redonner de la fluidité.

Définitions :

La dépendance ou l’addiction :

  • l’impossibilité répétée de contrôler un comportement visant à produire du plaisir ou à écarter une sensation de malaise interne.
  • la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives.

C’est-à-dire :

  • lorsque le besoin l’emporte sur le désir.
  • lorsque la sensation remplace l’émotion et la relation
  • lorsqu’un produit ou un comportement envahit le champ des plaisirs possibles et devient prioritaire et impérieux pour obtenir du plaisir ou apaiser une tension
  • lorsque la passion l’emporte sur la raison.

L’autonomie et la liberté : dans ce contexte, c’est générer et cultiver un véritable état de bien-être en remédiant à la source des symptômes de détresse, afin de ne plus les subir ou ne plus les gérer par des comportement addictifs. Ici on déprogramme les causes des symptômes pour fonctionner sans conditionnement, puis on consolide et cultive cet état.

Apprendre à avoir du recul et gérer son stress c’est ne plus subir les émotions en s’y identifiant mais les prendre pour ce qu’elles sont : des informations. Ça demande du recul, de la conscience… tout un apprentissage.

Comprendre le fonctionnement de son cerveau est très légitime et fait partie de la prévention… et du « traitement ». Cela conduit à plus d’acceptation, de vigilance, de tolérance et d’apaisement.

D’où viennent ces émotions difficiles à supporter et qui nous contrôlent?

L’addiction est un comportement qui s’appuie sur l’état émotionnel. Les émotions, les états peuvent provenir d’expériences passées nocives, voire traumatiques non transformées, souvent inconnues car occultées par le cerveau car elles sont irrecevables. Mais aussi elles sont transmises par les ancêtres car elles n’ont pas été intégrées et sont restées en suspens.

Peur, abandon, manque, haine, colère, culpabilité, honte, division,découragement…des mémoires dont la nature émotionnelle et inachevée continue de circuler dans nos comportements par nos nos gènes« c’est plus fort que moi, je n’en peux plus ».

Les émotions qui n’ont donc pas été traitées, d’où qu’elles proviennent, et qui ont été hébergées longtemps, deviennent une composante de la personnalité, en jouant sur le caractère.

Le traitement des origines de ces émotions se fait parfois au cours de la vie, mais le caractère reste encore marqué et donne l’impression de ne pas arriver à régler le problème.

Comment l’addiction te vole ta vie

Selon les découvertes en neurosciences et en physique quantique sur le fonctionnement de notre cerveau, ce sont nos pensées, nos croyances, nos états d’être donc nos émotions et les comportements qui en découlent qui créent nos journées, nos expériences et donc notre destinée. Donc : penser=créer.

Hors, 85% de nos pensées sont inconscientes et involontaires et engendrent automatiquement, tel un programme informatique, des émotions, des comportements et des habitudes, qui ne sont pas nécessairement en adéquation avec nos idées, nos désirs… et les 15% de pensées conscientes restantes !

La neuro-endocrinologie valide que les émotions sont addictives car elles sont associées à des décharges de sécrétions hormonales. Ceci engendre des comportements répétitifs, automatiques et verrouille ces programmes d’où nos pensées et croyances découlent (85%). Les croyances les plus limitantes sont liées à la crainte, l’insécurité, la culpabilité et le manque d’estime de soi, ce qui génère toute sorte de complexe et de stress. C’est un conditionnement biochimique qui prend racine dans l’ambiant socio-culturel de l’enfance lorsque le cerveau est impressionnable ou lors de traumatisme. C’est un phénomène difficile à débusquer car il est difficile de s’extirper et de s’observer en dehors d’un conditionnement qui renforce l’illusion que la vie est régie par une fatalité extérieure et que nous sommes alors d’impuissantes victimes portant des pensées et des croyances qui ne nous appartiennent pas.

L’addiction est une quête d’équilibre inappropriée et inconsciente.

Les personnes dépendantes parlent souvent de vide, d’angoisse, de stress, d’impuissance, plus ou moins bien identifiés dès lors qu’elles cherchent à s’arrêter. Il peut y avoir des blocages, des blessures et des peurs très enfouis auxquels on redoute inconsciemment de faire face et qui minent l’équilibre émotionnel. Sans chercher, elles ont rencontré un jour, leur « solution » pour « oublier et supporter la vie »en consommant des psycho-actifs ou en adoptant des comportements sensationnels, compensatoires.

Il s’agit d’aller-retours en boucle entre les émotions basses (angoisse, insécurité) et les émotions hautes (apaisement, euphorie) pour essayer de se maintenir dans une « zone de confort ». Ainsi les personnes deviennent esclaves d’un système. Les moyens utilisés revêtent donc un rôle de palliatifs alors qu’une solution plus consciente et constructive pourrait modifier les causes de la souffrance. Cela entraîne une banalisation des « problèmes » et une tolérance à la médiocrité.

Retrouve la liberté

Les plaisirs immédiats et éphémères que procurent les comportements addictifs masquent le chemin qui mène à un bonheur cultivé à partir de ses propres ressources et efforts.

L’addiction, ou dépendance, est une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible de faire ou de consommer quelque chose en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s’y soustraire.

Nous ne sommes pas égaux face aux addictions. le risque d’en développer une est lié à une combinaison de facteurs sociaux et individuels, associés aux risques propres du produit. L’addiction est donc toujours une interaction entre les facteurs liés aux produits, à l’individu et à l’environnement.

Pour sortir de l’addiction il faut changer les perceptions que l’on a de soi, qui sont souvent erronées et négatives; Mieux comprendre et définir quels sont nos besoins, apprendre à s’aimer, à se donner le droit, faire des prises de conscience.

Mieux te connaître pour vivre avec conscience et authenticité. Libérer ta force et tes talents.