Le « Muscle de l’âme » pourrait être la source de votre anxiété et de vos peurs

Le « Muscle de l’âme » pourrait être la source de votre anxiété et de vos peurs

Les émotions sont au cœur de notre vie à chaque instant. Chaque moment dont nous avons le souvenir est lié à une émotion. Les émotions, c’est la mémoire de notre vécu et c’est aussi la richesse de tout être humain. Connaissez-vous vos émotions? Arrivez-vous à écouter le message qu’elles expriment, ou avez vous davantage tendance à les laisser s’accumuler…

Le yoga considère les émotions comme des mouvements énergétiques, des bouffées temporaires ou récurrentes d’énergie mentale, qui apparaissent suite à une disparité entre la situation extérieure et intérieure et la programmation mentale existante, l’ensemble des mémoires stockées précédemment.

LE « Muscle de l’âme » POURRAIT ÊTRE LA SOURCE DE VOTRE ANXIÉTÉ ET DE VOS PEURS

Ce muscle est responsable de la stabilisation du corps. Il est situé près de l’os de la hanche et affecte la mobilité, l’équilibre, les mouvements des articulations, la flexibilité, et bien plus encore. Il a pour rôle d’aider le corps à rester droit et en mouvement.

Une étude indique que ce muscle pourrait également être lié à votre bien-être général. « Le psoas incarne littéralement notre profonde envie de survie, et plus profondément, notre désir élémentaire de nous épanouir» , explique Liz Koch, auteur de « The Psoas Book ». Cela étant dit, il est facile de croire que le psoas fait bien plus.

Le psoas est également relié à la membrane, où la respiration est modulée. C’est également là que la plupart des sentiments physiques de l’anxiété se manifestent. Koch pense qu’il y a un lien direct entre le psoas et la moelle épinière, ce qui conduit à la partie la plus ancienne de notre cerveau – le cerveau reptilien.

Le cerveau reptilien concerne davantage le combat ou la fuite, pas la pensée. « Bien avant la parole ou la capacité d’organisation du cortex développé, le cerveau reptilien, connu pour son instinct de survie,a maintenu le fonctionnement de notre base essentielle», dit Koach.

Ainsi, lorsque le psoas est tendu, votre cerveau reptilien peut également être tendu, vous laissant avec un sentiment général de malheur.

Peu de personnes connaissent ce muscle mais c’est celui qui donne souvent des douleurs lombaires et force petit à petit par manque d’étirements à se voûter et à marcher comme une personne âgée.

Le psoas est un muscle qui part de la hanche, traverse l’abdomen et s’attache profondément sur les cinq vertèbres lombaires. Ce muscle a une prédisposition particulière à devenir tendu puisque son fascia est en continuité avec celui du rein et également en continuité avec le diaphragme.

Comme l’extension de la hanche devient limitée, la lubrification de la partie arrière de la hanche ne se fait plus et les phénomènes de dégénérescence s’installent. L’usure qui s’ensuit devient parfois tellement importante que les orthopédistes doivent procéder à une intervention chirurgicale, la prothèse totale de hanche.

Le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs. Les peurs constituent l’émotion négative prédominante à l’heure actuelle sur la planète. De plus, étant donné les postures assises fréquentes dans les divers postes de travail, le psoas ne bénéficiant pas d’étirements sur une base régulière, accumule ce stress et devient rapidement tendu, voire rétracté.

Le « muscle de l’âme» est l’endroit où se loge la peur et l’anxiété.

C’est le muscle le plus important car il est crucial pour stabiliser le corps. Il a de nombreuses répercussions sur la mobilité, l’équilibre et la flexibilité. En plus de sa fonction à garder le corps droit et en mouvement, ce muscle est si grand que lorsqu’il est complètement étiré et détendu, la tension libérée améliore la connexion à l’instant présent. Il est essentiel à notre bien-être psychologique et à la santé physique.
C’est le seul muscle qui relie les jambes à la colonne vertébrale. Il commence à partir de la vertèbre dorsale (thoracique) T12 en passant par les cinq vertèbres lombaires avant d’arriver au fémur. Il affecte la mobilité, l’équilibre structurel, la fonction articulaire, la flexibilité, et bien plus encore.

Le psoas a tendance à être tendu à cause d’un style de vie très sédentaire ou des étirements insuffisants.

Le muscle diaphragme

Le diaphragme et le psoas se fixent sur le devant des vertèbres lombaires.

C’est pourquoi leur crispation peut être à l’origine de tensions lombaires. Nous apprendrons à étirer spécifiquement la partie du diaphragme fixée sur le devant des vertèbres lombaires.

C’est souvent la zone la plus tendue du diaphragme.

Que cela fait du bien de pouvoir agir, de pouvoir enfin se détendre dans cette zone si profonde et si souvent siège d’un nœud très ancien !

Les insertions des muscles diaphragme et psoas sont intriquées. C’est pourquoi ils peuvent former une chaîne de tension : la crispation du diaphragme tend le psoas et réciproquement.

En stage, on peut tester la relation qui existe entre son diaphragme et chacun de ses psoas. Si besoin, on pratique un étirement conjoint de ces muscles. C’est souvent la meilleure façon de les détendre.

La chaîne de tension psoas – diaphragme

Problèmes liés au stress chronique

Piégé dans un état constant de «fuite ou combat » le psoas est déjà stressé au moment de la naissance. Comme le note Koch, « cette situation est aggravée par beaucoup de choses dans notre mode de vie moderne, de sièges d’auto aux vêtements serrés, des chaises et des chaussures qui faussent notre posture, limitent nos mouvements naturels et contractent davantage notre psoas. » Ce stress chronique peut entraîner de nombreux problèmes et des douleurs au niveau du dos, des hanches, des genoux et crée également des problèmes digestifs et respiratoires.

La peur et le psoas

En rétablissant l’équilibre de votre psoas, vous êtes susceptible de libérer cette tension accumulée, qui peut avoir un effet profond sur la libération de la crainte non fondée sur la vie, et donc d’améliorer votre bien-être à la fois physique et mental. Vous aurez un plus grand sentiment de paix intérieure, avec moins de douleurs musculaires et d’entorses.

La connexion au corps énergétique

Étirer votre psoas vous permet d’équilibrer votre énergie pranique et de vous sentir plus présent dans le moment. La stabilité structurelle adéquate attribuée à un psoas en bonne santé permet au prana de circuler, sans entrave, dans tout le corps, ce qui permet une bonne répartition de l’énergie vitale. Lorsque le corps peut bien se soutenir, les mouvements sont moins restreints et cela nécessite moins d’efforts, ce qui permet d’avoir plus d’énergie.

Notre compréhension du psoas n’est en aucun cas de nouvelles connaissances. En fait, elle remonte à la sagesse antique qui a été soit perdue ou oubliée au fil du temps. Le Yoga nous montre explicitement que les gourous anciens ont compris l’importance d’étirer le psoas. Les postures de yoga se concentrent sur le relâchement du psoas pour équilibrer l’ensemble du corps.

Le yoga est aussi un excellent moyen de mesurer l’état de santé actuel du psoas. Il y a beaucoup de postures, telles que l’arbre (Vrksasana), qui ne peuvent être correctement exécutées si le psoas est contracté.