LE LOTUS POSTURE ASSISE POUR LA MÉDITATION

LE LOTUS POSTURE ASSISE POUR LA MÉDITATION

Il n’y a pas de meilleure posture de méditation parce que cela dépend de votre morphologie, de la flexibilité de votre corps, de son histoire, de ses capacités. C’est pour cela que la méditation s’adresse à tous parce qu’elle n’est en rien un exercice postural. Chaque personne a la possibilité de trouver sa bonne position. Il n’est aucunement question d’accomplissement d’une prouesse posturale mais bien de statisme, de confort et de verticalité.

Une position de méditation se doit idéalement d’être assise. La position couchée est enregistrée par le corps-esprit comme une phase de sommeil. La verticalité pour affronter l’attraction terrestre. Le statisme, lui, est la conséquence d’une position de confort équilibrée. Il va nous permettre d’observer au-delà du corps.

Lorsqu’une douleur corporelle se fait sentir, un méditant va porter son attention dessus et si celle-ci ne passe pas c’est le signe que la position corporelle n’est pas juste. Alors se repositionner pour éviter de se blesser.

 

Le lotus

Le Lotus est la posture de méditation par excellence, notamment parce qu’elle permet à l’esprit de travailler dans les meilleures conditions mais aussi à l’énergie de circuler librement dans le corps. « Padmasana » – comme on l’appelle en sanskrit. Néanmoins, elle exige une grande souplesse mais aussi des prédispositions anatomiques.

Il a été notamment prouvé que cette posture réduit considérablement l’anxiété, les phobies et le stress en apportant une sensation globale d’apaisement dans tout le corps. Elle stimule par ailleurs le bassin et la colonne vertébrale, renforce les abdominaux, étire les genoux et les chevilles (parfait pour lutter contre les problèmes d’arthrose) et enfin encourage la digestion.

Comme l’a défini Patanjali dans ses Yoga-sutras, il s’agit d’une posture très intense et, par conséquent, difficile à réaliser – elle est d’ailleurs déconseillée lorsqu’on souffre de sciatique ou d’anciennes blessures au niveau des genoux et des chevilles. Dans son aphorisme décrit plus haut, Patanjali rappelle toutefois qu’elle devient agréable quand l’effort n’est plus… Mais comment parvenir à un état de sérénité totale dans une posture si exigeante ?

 

Ai-je des pré-dispositions anatomiques pour le Lotus ?

Il est assez facile de déterminer si l’on est (ou bien si on sera un jour) en mesure de réaliser ou non le Lotus… Dans une posture assise en tailleur, observe tes genoux… Sont-ils très éloignés du sol ou, au contraire, proche de ce-dernier ? Dans le demi-lotus, as-ty une grande sensation d’inconfort dans les chevilles et/ou les genoux ? Si tel est le cas, il est possible qu’il faille encore travailler ta souplesse au niveau des hanches. Si ces phénomène sont toujours présents sur du long terme, il est fortement possible que ton anatomie ne te permette pas de réaliser une telle ouverture. Acceptes les limites de ton corps, apprends à coopérer avec elles.

 

TOUT DANS LES HANCHES…

Certes, les chevilles et les genoux sont également très sollicités dans la pratique du Lotus. Mais tenter d’améliorer leur souplesse n’aura aucun d’impact direct sur la posture elle-même – on risque par ailleurs de se blesser. C’est en effet la flexibilité des hanches qui permettra à toutes les autres articulations de se placer spontanément dans le Lotus, et donc à la posture d’être effectuée sans douleurs.Certaines personnes sont naturellement souples des hanches et n’ont de ce fait aucun problème à s’assoir en tailleur ou bien à s’étirer dans la posture du Papillon – cette posture qui consiste à ramener progressivement les genoux vers le sol en gardant les plantes de pieds ensemble. D’autres n’ont pas cette chance et, du fait du manque d’espace dans la tête fémorale (articulation de la hanche), ont grand mal à ouvrir cette partie du corps. La bonne nouvelle est que, même si l’on ne pourra jamais aller contre son anatomie, il est possible d’assouplir le bassin – ainsi que le dos et l’arrière des jambes qui ont également besoin d’être assouplis pour être confortable dans le lotus.

Il est donc indispensable d’effectuer en amont un travail régulier sur les hanches qui, en plus d’une absence fréquente de souplesse, sont souvent particulièrement nouées du fait de notre mode de vie occidental et sédentaire mais aussi en raison des émotions très anciennes que l’on y stocke de façon inconsciente.

 

POURQUOI NE POUVONS-NOUS PAS SIMPLEMENT NOUS ALLONGER ET PRATIQUER LA MÉDITATION ?

L’assise nous empêche de s’endormir, une autre raison concerne les courants d’énergie connus sous le nom de nadis, dont un courant très important aurait pour effet d’influencer notre capacité d’être attentif. Le kurma, nadi s’étend du périnée (plancher pelvien) jusqu’à la gorge (près du tronc cérébral).

L’application de la pression à la base du kurma nadi (au plancher pelvien) est censée être la clé pour l’éveiller. La stabilité de l’esprit, l’atteinte du calme et la focalisation reposant le poids du corps à la Périnée (plancher pelvien).

Le but de l’alignement dans toute posture de méditation est donc que le bassin soit incliné vers l’avant, le poids étant centré sur le périnée et la colonne lombaire en supportant sa courbe naturelle.

Les épaules seront ensuite alignées directement au dessus des hanches, puis la tête reposera facilement au dessus du centre de votre colonne vertébrale.

Yoga Sutra 2.46 déclare: « La posture pour la méditation du yoga devrait être stable, stable et immobile, aussi bien que confortable, et c’est le troisième des huit échelons de Yoga (sthira sukham asanam) ».

La posture assise intentionnelle est importante parce que cette facilité d’alignement est la clé pour calmer les pensées agitées. Lors de ta prochaine pratique assise, attire l’attention sur le maintien optimal du corps. Et vois comment ton esprit s’aligne.

Dans cette posture, lorsque tu es appuyé de manière appropriée, l’alignement de la colonne vertébrale devrait se sentir sans effort. Si la large chevauchée sur les traversins n’est pas confortable, un petit banc en bois permet aux jambes de se rapprocher en position agenouillée peut être un bon investissement.